Billet du Syndic
Discours du 1er août...
Lundi, 02 Août 2010 21:54 Mise à jour le Lundi, 02 Août 2010 22:00
Comme plusieurs personnes me l'ont demandé, je me permets de vous écrire ici le discours que j'ai eu le plaisir de déclamer lors de la partie officielle du premier août.
Chères citoyennes, chers citoyens de Bofflens,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers enfants venus d’ailleurs,
Bienvenue dans cette grande salle de Bofflens toujours aussi belle et agréable et qui nous a sauvés de l'orage.
Ah l’angoisse de la page blanche avant de commencer l’élaboration d’un discours du premier août!
L’angoisse pour l’orateur, cette page blanche, le rêve pour celui qui écoute, et qui ne souhaite qu’une chose, que le discours soit court!
Rassurez-vous, la page n’est pas tout à fait blanche, mais il n’y en a pas cinquante non plus, vous n’en aurez pas pour longtemps.
En effet, j’avais prévu de parler de la Suisse qui gagne.
Or ces temps…
Le football, ce n’est pas terrible, malgré un premier émoi contre l’Espagne. Le tennis? Après nous avoir tant donné, voilà que notre Federer national commence à perdre… Nous avons un Champion du monde en cyclisme, mais nous ne savons pas s’il va trouver une borne pour recharger les batteries de son vélo qui pourrait être électrique.
Nos Conseillers fédéraux se croient dans une cour de récréation et s’étripent en public.
Nos banques ont terni l’image du pays partout à travers le monde.
Les leçons ne semblent même pas tirées de tous ces déboires, il y a à peine quelques semaines tout semble avoir recommencé en Allemagne.
Et puis les bonus exorbitants sont de retour.
Il y aurait de quoi être découragé.
Et nous, à Bofflens, qui n’avons pas pu conserver notre école, qui venons de la perdre ces derniers jours, hier en fait, officiellement…
Pourtant, malgré tout, il fait toujours aussi bon vivre dans ce coin de pays, pour la plupart d’entre nous, même si beaucoup trop de gens sont encore concernés par la crise dont nous ne finissons pas de sortir.
Il ne faudrait pas que ces problèmes, qui nous touchent de plus ou moins près, nous referment sur nous-mêmes.
Il ne faut pas céder au ronchonnisme ambiant, au repli sur soi.
Notre force, en Suisse, c’est une certaine ouverture, une certaine générosité aussi, même si certains essaient par tous les moyens de les museler en maniant, avec brio malheureusement, la peur et le sentiment d’insécurité.
Nous ne devons pas laisser faire, nous devons profiter de toutes les crises, à tous les niveaux, pour rebondir et devenir encore plus forts.
J’ai confiance en ce pays, j’ai confiance dans le bon sens de ses institutions, dans le bon sens de sa population.
Nous allons aller de l’avant, oui ayons confiance, et agissons au mieux du bien commun quoi que nous fassions.
Je suis au bout de mon petit discours. Vous voyez, comme promis, j’ai fait court.
Mais je n’aimerais pas terminer ce petit moment officiel sans avoir remercié les Paysannes vaudoises, qui nous ont mitonné, comme chaque année, une soupe aux pois délicieuse, et organisé un magnifique souper, ainsi que la jeunesse, qui s’est occupée de l’animation de l’après-midi, et de son tournoi de pétanque bien sympathique.
Je vous souhaite à toutes et à tous un bon appétit, et une très belle soirée.



