Billet du Syndic
Ma démission du poste de Syndic de Bofflens
Vendredi, 16 Mars 2012 17:05 Mise à jour le Samedi, 17 Mars 2012 07:40
Chères citoyennes et chers citoyens de Bofflens,
Vous le savez certainement, j'ai décidé de démissionner de mon poste de Syndic de Bofflens avec effet au 30 avril 2012.
Cette décision que je regrette, je la prends pour des raisons familiales puisque je vais déménager de la commune de Bofflens pour rester au pied du Jura, à Bière, avec ma compagne.
Je la regrette, cette décision, parce que je n'aime pas m'engager dans quelque chose et ne pas aller jusqu'au bout. J'imaginais bien qu'il me serait peut-être difficile de finir la législature, mais je ne pensais pas partir, si tôt, loin de Bofflens.
Je regrette aussi cette décision parce que depuis 15 ans que j'y habite, je me suis attaché à cette commune, aux gens qui l'habitent, à vous...
Cela fait onze ans qu'une bonne partie de mes lundis sont consacrés à la gestion de la commune, d'abord comme Municipal, puis, depuis quatre ans, comme Syndic.
En acceptant la charge de Syndic justement, je n'imaginais pas à quel point cette fonction dans une commune pouvait être à la fois intéressante et lourde.
Lourde parce que d'une part, il y a des semaines ou des mois où l'on n'est pas souvent à la maison le soir, pris dans un tourbillon de séances dont il est difficile de ne pas être.
Lourde d'autre part du fait des relations difficiles avec certaines personnes du village.
Si avec l'immense majorité d'entre vous, ces relations étaient amicales, j'ai tout de même eu l'occasion d'apprendre ce que je ne connaissais pas vraiment dans ma vie: avoir à faire avec des attaques extrêmement graves, parfois en dessous de la ceinture.
J'en retiendrai deux qui m'ont particulièrement touché: la première a eu lieu en toute fin de Conseil, fin 2009, par celui-là même qui aurait dû être le garant de la bonne tenue du Conseil: son Président d'alors.
Ceux qui étaient au Conseil ce jour-là s'en rappelleront.
Moi aussi je me souviendrai de cette trahison (comment pourrais-je l'appeler autrement), je peux vous l'assurer.
L'autre attaque, qui m'a coûté un étage de ma maison, je préfère ne même pas en parler plus en détail: elle m'a appris ce qu'était la méchanceté pure et dure.
Là non plus, je n'oublierai jamais.
Heureusement, il y avait aussi les fêtes, le premier août, Noël à l'église, les calendriers de l'avent, les coups de balai avec tous ces habitants dévoués qui consacraient un samedi à la bonne tenue du village.
Il y en a énormément, de bons souvenirs, tellement qu'il m'est impossible d'en dresser une liste exhaustive.
Ces bons souvenirs aussi qui émanent de cette vraie amitié que nous avons entre Municipaux (et dans ce masculin, j'inclus bien sûr notre Municipale!), à Bofflens.
Ce dont je suis sûr en tout cas, après toutes ces années, c'est que tant notre Municipale que tous les Municipaux de Bofflens n'ont qu'un seul but tout au long des séances politiques: faire que tout aille pour le mieux pour la Commune.
Cette tâche est magnifique, passionnante, et il me semble qu'elle mérite le respect.
Je souhaite à la Municipalité, à la Boursière et à la Secrétaire municipale, à mes amies et amis, toute la réussite dans leur travail pour la suite, certain que mon successeur sera parfaitement à la hauteur de cette tâche difficile.
Je souhaite à cette commune de continuer à vivre tranquillement, au pied du Jura, au soleil, face aux Alpes.
Bofflens est une belle commune, j'espère pour elle ainsi que pour vous toutes et vous tous, tout le bonheur imaginable.
François Cuneo, Syndic



